Le Burn-out des enseignants au Maroc : une urgence silencieuse

Le burn-out chez les enseignants marocains n’est plus une hypothèse : c’est une réalité palpable. Entre surcharge de travail, conditions matérielles précaires et manque de reconnaissance, de plus en plus d’enseignants s'épuisent, mettant en péril non seulement leur santé mentale, mais aussi la qualité de l’enseignement.
Pourquoi cet épuisement ?
D’après la théorie de Maslach & Jackson (1981), le burn-out repose sur trois dimensions :
- Épuisement émotionnel
- Dépersonnalisation
- Sentiment réduit d’accomplissement personnel
Au Maroc, ces symptômes sont exacerbés par :
- Une charge de travail écrasante (programmes surchargés, classes surpeuplées)
- Des conditions matérielles difficiles (manque de ressources, éloignement géographique)
- Un climat organisationnel tendu (relations compliquées avec la hiérarchie)
- Une forte pression psychologique avec peu de soutien
Des chiffres alarmants
Une étude menée auprès de 258 enseignants du secondaire à Tétouan montre que :
- 43 % souffrent d’épuisement émotionnel
- 46 % présentent des signes de dépersonnalisation
- 47 % ressentent une perte de sens professionnel
Conséquences pour le système éducatif
- L’épuisement enseignant entraîne :
- Moins de motivation et d’efficacité
- Un désengagement progressif
- Un risque accru d’absentéisme
- Quand l’enseignant s’effondre, c’est tout l’édifice éducatif qui vacille.
Des solutions concrètes existent
- Le mentoring externe
Mis en œuvre notamment au Pays de Galles, le mentoring externe permet à un enseignant